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Lucie Nicolas – Pil’life Danse

 En 2015, Lucie Nicolas, quittait son travail de danseuse, chorégraphe et gestionnaire d’une école de danse à Paris pour s’installer dans le canton de Neuchâtel. La vie parisienne...

Vidéo : Julien Humbert-Droz; Interview : Sophie Haerri Affolter
15 juillet 2020

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En 2015, Lucie Nicolas, quittait son travail de danseuse, chorégraphe et gestionnaire d’une école de danse à Paris pour s’installer dans le canton de Neuchâtel.

La vie parisienne commençait à peser, Lucie ressentait le besoin d’avoir accès à davantage de nature et d’espace . La mutation professionnelle de son mari en Suisse s’est avérée être une véritable opportunité de changement de vie et génératrice d’aspiration entrepreneuriale. Elle décide alors de créer un centre d’arts et bien-être à Marin-Epagnier qu’elle dirige depuis 2018.

Comment avez-vous découvert Neuchâtel ?

Lorsque mon mari a été muté depuis Paris dans une société à Soleure, nous avons décidé de nous installer plutôt dans le canton de Neuchâtel. Nous cherchions une région de culture francophone pour scolariser nos enfants et je connaissais déjà la région du lac de Neuchâtel pour y avoir été une fois en vacances lorsque j’étais petite. J’en gardais un très bon souvenir. C’est le côté ville au bord du lac et près des montagnes qui a fait pencher dans la balance. On a eu le coup de cœur. C’est important de se sentir bien où l’on vit.

Quelle a été votre première réaction en arrivant dans le canton ?

J’avais l’impression d’être tous les jours en vacances. Il faisait vraiment très beau lors notre arrivée en été 2015 et de se retrouver en ville de Neuchâtel juste à côté du lac, c’était magnifique. Les pavés des petites ruelles de la ville de Neuchâtel me rappelaient les pavés des rues de Paris. Il y avait cela en commun

Qu’est-ce qui a été le plus dur dans ce changement de vie ?

De se refaire un réseau professionnel et amical. Les rythmes des saisons sont très marqués en Suisse et, dès l’automne, les habitants restent plus chez eux. Les commerces ferment tôt et le premier hiver a été assez froid et humide ce qui nous a surpris. Mais par la suite, nous avons rencontré des amis, fait la connaissance de nos voisins à Hauterive. L’accueil a été très chaleureux et positif.

Qu’est-ce qui vous a décidé à créer une école de danse ici ?

Après quelques temps à la maison, j’ai eu l’envie de reprendre une activité, d’avoir ma propre existence sociale. J’ai donc recommencé à donner des cours de danse. J’ai vu qu’il y avait déjà des écoles dans le canton et je n’avais pas forcément envie d’en ouvrir une autre. Mais louer des salles pour donner des cours privés était compliqué. Les horaires ne me convenaient pas toujours. Je me suis dit que si la demande de cours devenait plus forte, je pourrais louer mes propres locaux. Ce que j’ai fait.

Est-ce facile de créer une société en Suisse ?

C’est extrêmement simple. J’ai mis à peine 24 heures à la créer. Administrativement parlant, c’est très rapide comparé à la France. Par contre, la région est assez petite et ce qui est difficile, c’est de s’ajouter en tant que nouvel acteur, de se faire une place. Ce n’est pas si simple quand on est pas d’ici et que votre réseau professionnel est à la base sur Paris et en France. Les noms administratifs sont aussi très différents de la France (SCAV, SCAN, maison des habitants, etc). Nous ne savions pas toujours à qui nous adresser. Et j’ai aussi été surprise par le prix des loyers commerciaux en Suisse. C’était un peu comme à Paris.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans le canton de Neuchâtel ?

J’apprécie la douceur de vivre que l’on avait perdue en vivant à Paris. Il y a un côté où les gens prennent le temps de se retrouver, de faire les choses ensemble. Une image qui m’a marquée et qui représente bien Neuchâtel est celle des grands pique-niques au bord du lac avec différents groupes de personnes qui se partagent les barbecues à disposition. La convivialité.