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Jérôme La Rosa – Directeur de JLR Project

Jérôme La Rosa est arrivé dans le canton de Neuchâtel en 2014. Son entreprise JLR Project est spécialisée dans la qualification de salles blanches et d’équipements tels que les autoclaves,...


18 juin 2020

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Jérôme La Rosa est arrivé dans le canton de Neuchâtel en 2014. Son entreprise JLR Project est spécialisée dans la qualification de salles blanches et d’équipements tels que les autoclaves, les incubateurs ou encore les centrifugeuses.

Comment a évolué votre entreprise depuis son installation dans le canton de Neuchâtel ?

En 2014, nous avons commencé l’aventure à deux, nous sommes aujourd’hui sept, avec une agence à Genève et une sur le point d’être ouverte en Valais. Avec une croissance à deux chiffres depuis les débuts de l’entreprise, nous sommes devenus leaders du marché suisse romand. En 2019, nous avons obtenu l’accréditation ISO 9001 et nous sommes en train de passer l’accréditation ISO 17025, spécifique aux laboratoires.

La période du covd19 : challenge ou opportunité ?

Bien sûr notre activité a été fortement réduite, excepté des contrôles pour quelques grandes entreprises pharmaceutiques. Vu notre réseau dans le domaine médical, nous avons collaboré avec le canton pour trouver des gants, des blouses, des masques etc. afin de faire face à la crise sanitaire.
J’ai également continué d’avancer sur une collaboration qui a été possible grâce à la mise en relation du service de l’économie avec la société finlandaise Genano. Cette dernière a fabriqué une machine capable de stériliser une pièce afin qu’elle respecte les normes de salles blanches. Ces machines décontaminent l’air ambiant en captant la poussière et les bactéries à un niveau nanométrique.
Convaincu par les résultats de cette technologie unique au monde, j’ai décidé de créer la société ADD dédiée à l’achat, la location et la vente des machines de Genano.
Toujours pendant les mois passés, j’ai continué à avancer sur la création d’une école de formation pour les environnements stériles. Nous négocions avec une grande école reconnue en Suisse afin qu’elle soit diplômante. Nous disposons à Colombier d’une salle blanche avec du matériel très haut de gamme, en adéquation avec les normes exigées dans l’industrie du pharma et de l’horlogerie.
Enfin, nous travaillons sur l’ouverture d’un laboratoire d’étalonnage à Gland, dans l’idée de le répliquer ensuite dans le Canton de Neuchâtel.

Comment avez-vous choisi le canton de Neuchâtel?

Avant, j’habitais en Franche-Comté, à Belfort. J’ai eu une agence à Boncourt pendant 5 ans. C’est Baxter (aujourd’hui Takeda) qui m’a appelé un matin pour une rencontre. Je suis tombé sous le charme de la région lorsque je me suis retrouvé face à la vue sur le lac depuis Puits-Godet. Le Service de l’économie a ensuite fait un gros travail pour nous expliquer les conditions cadres et nous a convaincu que c’était un environnement agréable pour y vivre. La majorité du chiffre d’affaires est par contre réalisé dans les autres cantons, mais il y a un potentiel fou à Neuchâtel, il faut juste être patient.

Quel est le plus gros challenge auquel vous avez été confronté en tant qu’entrepreneur étranger ?

De manière générale, en Suisse, il faut beaucoup de temps pour construire une relation de confiance et donc trouver des clients. Un accompagnement du Service de l’économie pendant les deux premières années permet à l’entreprise récemment installée de mieux comprendre les codes culturels et de gagner ainsi en crédibilité lors des rencontres avec le tissu industriel local.