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Les robots, c’est l’affaire des filles : un atelier pour promouvoir les futures carrières féminines !

Dans le cadre du soutien à la valorisation de la relève, le Service de l’économie, en partenariat avec Mikron, IMA, Rollomatic, CIPOSA et Microcity Neuchâtel Innovation soutiennent la[...]

Victoria Barras
30 septembre 2021

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Dans le cadre du soutien à la valorisation de la relève, le Service de l’économie, en partenariat avec Mikron, IMA, Rollomatic, CIPOSA et Microcity Neuchâtel Innovation soutiennent la réalisation d’un cours pratique dispensé sur 11 samedis  « Les robots, c’est l’affaire des filles » organisé par l’EPFL Promotion des Sciences.
Rencontre avec une des enseignantes de l’atelier, Alice Guntli.

Originaire de Neuchâtel, Alice Guntli a 21 ans et vient de terminer son Bachelor en microtechnique à l’EPFL. L’enseignement qu’elle a dispensé aux ateliers “Les robots, c’est l’affaire des filles” lui a fait découvrir le monde de la robotique. Une discipline dans laquelle elle a décidé de se spécialiser lors de son Master, qu’elle a débuté cet automne.

Quels sont les challenges que vous avez rencontré en enseignant à des enfants ?

J’ai eu la chance d’encadrer des élèves intéressées au code pour la majorité. Il n’était donc pas difficile de les motiver à réaliser les différents exercices. À 11 ou 12 ans, c’est un âge où nous pouvons avoir de bonnes discussions. Certaines participantes ont montré un intérêt à continuer le code après les cours et à acheter un robot didactique.

Atelier filles robotiques EPFL

Auriez-vous une anecdote à partager ?

Lors d’un des ateliers, la consigne consistait à programmer le robot afin qu’il repousse des petits rochers en papier hors d’un cercle noir. Un des groupes de filles a construit le robot afin qu’il ait des bras assez grands pour évincer les rochers, sans devoir programmer les capteurs. L’approche était complètement différente de ce que nous avions imaginé mais le résultat était au rendez-vous !

Quel est l’intérêt à votre avis de séparer les filles et les garçons ?

J’ai constaté que lorsque les filles ont leur propre environnement de travail, la pression exercée par les garçons de par notre éducation genrée, disparait. À cet âge-là, il me parait crucial que les filles réalisent qu’elles sont capables de réussir dans le domaine scientifique, car c’est à ce moment que de nombreuses décisions sont prises pour la suite du parcours éducationnel.
L’EPFL s’est engagée activement au niveau institutionnel en créant une vice-présidence pour la transformation responsable qui promeut l’égalité des genres entre autres. Les associations telles que EPFelles ou Polyquity ont été créée par des étudiants, ce qui permet de faire remonter le problème au niveau de l’institution.

Pourquoi vous réjouissez-vous de commencer le master en robotique ?

Le cursus bachelor de microtechnique est hyper complet mais laisse peu de place au choix des cours. Dans mon master, j’ai de nombreuses possibilités de me créer un programme personnalisé. Nous pouvons notamment suivre un cours de base de neurosciences et du deep learning. J’ai pu choisir un cours dédié aux drones et un à l’intelligence artificielle Le but est d’acquérir des bases et de comprendre où chercher l’information selon les besoins.
J’imagine déjà me lancer dans un doctorat à la suite de mon master et j’aurais beaucoup de plaisir à travailler dans les robots mobiles comme les drones où les robots spatiaux. La robotique médicale ou industrielle m’intéresse un peu moins.